Lundi 8 mars 2010
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Note de l'éditeur :
« A trois reprises, Shinamura se retire dans une petite station thermale, au cœur des montagnes, pour y vivre un amour fou en même temps qu'une purification. Chaque image a un sens, l'empire
des signes se révèle à la fois net et suggéré. Le spectacle des bois d'érable à l'approche de l'automne désigne à l'homme sa propre fragilité. »
En suspens, cette expression me vient naturellement lorsque je pense à Kawabata, tout reste en suspens dans son livre. Les relations entre les personnages ne sont pas développées, tout est
sous-entendu, effleuré, mais jamais l'auteur n'ira définir en profondeur les rapports humains. Tâche impossible, que de comprendre l'Homme dans son entier. Kawabata le sait et au roman
psychologique, il préfère la poésie, car seule la poésie caresse l'obscure vérité. L'amour, la mort, l'art, tout n'est que poésie.
Il ne faut pas lire Kawabata dans l'espoir de se laisser emporter par une histoire construite et bien ficelée. Au contraire, rien n'est construit, le hasard comble le vide et des bouts de récits
s'assemblent de façon spontanée. Tout n'est que spontanéité dans l'écriture de Kawabata.
On traverse des contrées solitaires d'un Japon mal connu, on voyage, on rêve à des nouveaux paysages, mais on ne ressent rien en pensant aux personnages. Kawabata est un poète, pas un romancier.
Il faut lire au Pays de Neige comme un long poème qui ne s'arrête jamais. Alors, parfois on s'ennuie, c'est vrai, on fait une pause dans sa lecture, on reprend le fil, on se laisse à nouveau
emporter, on repart, on y retourne. Et l'histoire se tisse à notre rythme. La lecture de Kawabata est un éternel mouvement. Le livre peut être ouvert au hasard, chaque page est une métaphore.
Pays de Neige est à lire sans ordre ni mesure, au risque de se lasser très vite.
Par Aurélie Lesage
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Samedi 16 janvier 2010
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Le mardi 12 janvier, l'auteure Rayhana a été agressée
par deux hommes, ils l'ont aspergée d'essence et, ont jeté une cigarette allumée sur elle. Le feu n'a pas pris, véritable miracle ! La représentation a tout de même eu lieu, le soir même.
Quelques jours auparavant Rayhana avait été insultée verbalement, elle avait reçu des menaces.
Nous ne pouvons rester indifférents face à un tel crime ! Egalité hommes/femmes ? Le question se pose encore ! Nous ne pourrons véritablement parler d'égalité des droits, que lorsque ce
genre d'acte barbare n'aura plus lieu !
La pièce se jouera jusqu'au 16 janvier. Le théâtre affiche complet.
Pour plus d'information :
http://www.liberation.fr/culture/0101613821-rayhana-ne-baisse-pas-les-bras
« À mon âge je me cache pour fumer » est une pièce de théâtre écrite par l'auteure Rayhana. Elle se joue depuis le 8 décembre chaque soir, à la Maison des métallos.
« Des rires, neuf paroles, le sifflement d’une balle et le silence de Dieu….
Une tragi-comédie qui rassemble neuf femmes d’âges et de conditions différentes dans un hammam à Alger, à la fin des années noires. Dans l’intimité de cet espace protégé de l’extérieur, les
regards et les points de vue se croisent, dans le dévoilement violent, ironique, drôle et grave des silences refoulés de femmes qui se sont tues trop longtemps.
Peu à peu se révèlent leurs destins particuliers, à travers des histoires qui ont marqué et modelé leur chair, dévoilant progressivement la violence politique, sociale et sexuelle d’une Algérie
en proie à la corruption et à la misère.
Un enfant s’apprête à venir au monde et toutes, par instinct et nécessité, se lèveront pour protéger et défendre cet être nouveau, symbole de leur foi inébranlable en l’avenir. Neuf femmes,
neuf destins entre rébellion, rêve ou soumission, réunis au coeur de la matrice, le Hammam, où le combat se panse entre secrets et exaltation, pleurs et fous rires. »
Sources :
http://www.maisondesmetallos.org/A-mon-age-je-me-cache-encore-pour.html
Par Aurélie Lesage
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