Mardi 21 août 2007
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18:43
Mal aux yeux, mal au cerveau, mal pour les bons films... Une réalisation médiocre, un jeu d'acteur minable. Je n'ai personnellement pas été emballée par ce long-métrage. Le plus
drôle est la psychologie des personnages développée de façon primaire par les scénaristes.
L'idée aurait pourtant pu être bonne. C'est l'histoire d'un chauffeur de taxi, Max, qui prend comme client un dénommé Vincent (Tom Cruise). Vincent prétend qu'il a cinq clients à
voir dans la nuit pour signer un contrat immobilier. Mais, lors de la première course, le premier client tombe dans le vide, et s'abat sur le toit de la voiture du chauffeur de taxi. Vincent,
froid, calculateur est en fait un tueur à gages.
Débute alors une confrontation entre les deux personnages, entre un homme idéaliste, optimiste et rempli d'espérance, et un être machiavélique, désespéré, et logique. Néanmoins ce
dualisme n'est pas assez développé. Le réalisateur Michael Mann a préféré miser sur l'action. C'est un enchaînement incessant de dialogues creux, violents, de scènes de fusillades inutiles et
complètement illogiques parfois, car il y a bon nombre d'incohérences quand on analyse bien les images.
Un exemple : la scène du chef d'un gang asiatique qui reste sur sa banquette pendant dix minutes et se fait tirer une balle dans la tête. Alors que quelques minutes plus tôt on
l'avait vu s'enfuir avec ses maîtresses.
Un film que je ne conseillerai pas de regarder. Néanmoins il en faut pour tous les goûts, d'autres personnes moins difficiles que moi auront sans doute mieux apprécié. Après tout,
peut-être n'ai-je pas saisi toutes les subtilités du scénario !
Par Aurélie Lesage
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Publié dans : Ciné/Télé
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Lundi 13 août 2007
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20:17
Ernest est un homo erectus ou pithécantrope, il
raconte dans un langage très élaboré l'évolution de sa famille. Le fait qu'un homme préhistorique narre une histoire avec le vocabulaire d'un homo sapiens sapiens (homme actuel) permet
de décrire la vie des hommes-singes avec beaucoup d'humour. Ce décalage entre le langage et l'évolution proprement dite de l'homo erectus est voulu par l'auteur, ainsi il donne la parole
à ceux qui ne l'avaient pas encore ; et ce n'est pas sans ironie qu'il montre comment nos ancêtres curieux, toujours insatisfaits de tout, ont voulu progresser, en créant de nouvelles
technologies telles que le feu, les armes etc.
Pour apprécier ce livre il faut prendre les choses au second degré. Ceux qui auront lu les travaux de Charles Darwin sur l'évolution des espèces seront sans doute déçus,
car oui il y a des erreurs. Cependant il ne faut pas oublier que tout n'est qu'une question de point de vue, là où certains scientifiques considèrent que toutes nos inventions sont le fruit du
hasard, Roy Lewis écrit qu'elles sont intentionnelles. C'était dans la nature du pithécanthrope de devenir humain.
C'est encore avec humour que l'auteur raconte par l'intermédiaire de son personnage Ernest les dangers de notre évolution. Tout progrès peut nous mettre en péril, si nous ne savons
pas contrôler nos nouvelles technologies. De justesse la famille d'Ernest échappe à un incendie ! Quelle belle invention que le feu ! Mais une des plus funeste si nous n'y prenons garde.
Roy Lewis fait donc un portrait très réaliste de l'homme moderne. Le narrateur pithécantrope n'est qu'un moyen détourné de nous parler de l'humain, de ses défauts, de ses qualités ou
de ses tares. Nous ne sommes finalement pas si différents de nos ancêtres. Même si aujourd'hui nous savons rire de nous-mêmes, à l'inverse de l'homo erectus qui ne riait pas encore,
certains être-humains sont malgré tout, de nos jours, restés des hommes-singes. Du fait qu'ils se prennent trop au sérieux et ne savent plus se moquer d'eux-mêmes, ils perdent ainsi leur humour,
et possèdent l'orgueil propre à nos ancêtres qui ont pu progresser sans le rire.
« Le rire est le propre de l'homme », alors servons-nous en pour prendre nos distances, pour progresser véritablement, pour avancer sans devenir trop prétentieux. Savoir se moquer de
soi-même c'est savoir RIRE vraiment. En agissant ainsi peut-être deviendrions-nous dès lors plus humains ?
Par Aurélie Lesage
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Publié dans : Livres
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