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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 13:55

9782266062312L'Orange Mécanique d'Anthony Burgess a été écrit en 1961. L'écriture est moderne, le narrateur parle façon manouche, argot... En le lisant j'ai pensé au film Snatch.

Burgess écrit la violence à l'état brut. Il n'y a aucune concession, tout est dit mais sans fioritures, sans en faire trop. L'histoire, dans la première partie est une suite d'actes violents, Alex le narrateur en parle sans ressentir la moindre compassion. Il ne regrette jamais rien.

À sa sortie en 1961, le style et l'histoire avaient choqué, certains y voyaient l'éloge de la violence. Alors que pas du tout, Burgess n'essaye pas de nous convertir, il raconte des faits. Il parle également de l'État, incapable de contenir la violence, car cette violence est dans la nature humaine.

Aucune loi ne peut anéantir le mal. D'ailleurs à la fin du roman, Burgess aborde la brutalité des policiers. Même si les hommes viennent à se marier, à avoir une vie rangée, ils ont cette violence en eux. Les lois rendent hypocrites, c'est tout. Elles maquillent la laideur, afin de « fonder » une société en apparence belle et structurée.

Ce livre secoue ! C'est du Shakespeare version moderne. L'humour, le langage inventé par l'auteur, participe à l'originalité de l'œuvre. Loin de nous donner envie d'être comme Alex, il nous amène surtout à comprendre une partie de la nature humaine, celle qu'on aurait tendance à ne pas vouloir voir.

Libre à nous, ensuite, après notre lecture, si nous avons été touchés, d'agir pour du mieux...

 

Ci-joint le résumé du livre :

« Le décor inquiétant de cette fable anti-utopique, nous le connaissons bien : c'est celui de la banlieue concentrationnaire qui va recouvrir peu à peu la surface habitable de la planète. Une immense zone urbaine d'ennui, de désolation et de peur.

Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et par la terreur. À la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, brûle, torture, et s'acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès.

Archange du Mal à l'état pur, il hante à jamais les pages cruelles de cet inoubliable thriller métaphysique. »

Par Aurélie Lesage - Publié dans : Livres
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Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 12:33

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Résumé :

 

"Juan Pablo Castel, un peintre, tente d'expliquer la logique insensée qui l'a conduit, presque malgré lui, à assassiner la femme qui était devenue sa seule raison de vivre.

Par-delà l'intrique policière et le drame de la jalousie, ce roman est l'illustration de la solitude consubstantielle de l'homme moderne.

A sa parution, en 1948, Le Tunnel fut salué comme un chef-d'œuvre par Albert Camus et Graham Greene. Il est demeuré, à ce jour, l'un des grands romans de la littérature latino-américaine."

 

 

Mes impressions :

 

J'ai aimé ce livre. Bien sûr, on pense à L'Etranger de Camus, car les deux narrateurs aimeraient qu'on les comprenne. Mais il y a néanmoins beaucoup de différences, chez Camus le « Soleil », la « lumière », la jouissance, les sensations corporelles, sont omniprésentes dans le texte. Chez Sabato, c'est plus sombre... L'auteur raconte le mur qui sépare deux êtres. Quand l'un désire passionnément s'unir à l'autre et que ce désir n'est pas partagé. C'est l'impossibilité d'une union, d'une fusion totale.

 

Meursault au contraire vit dans le monde extérieur, Juan Pablo, lui, est en dehors du monde, anéanti par ses pensées logiques, il cherche à comprendre l'incompréhensible. Il avait cru rencontrer LA femme qui le comprenait, lui, l'artiste solitaire. Mais bien sûr ce n'était pas le cas ! L'auteur décrit en quoi la quête d'un ABSOLU, et en particulier en AMOUR, peut très vite devenir destructeur ! puisqu'il y a l'ENVIE de POSSEDER l'AUTRE.

 

L'important n'est JAMAIS le BUT à atteindre, mais le chemin dit-on... Pour Juan Pablo le but, le désir de s'unir à l'être aimé était obsessionnel, le poussant par la même occasion jusqu'au meurtre.

 

À lire également Héros et Tombes, et l'Ange des Ténèbres.

 

Lire un extrait :

http://bibliotextes.blogspot.com/2010/11/le-tunnel.html

 

Discussion des lecteurs sur Le Tunnel:

http://www.voixauchapitre.com/archives/2004/le_tunnel.htm

Par Aurélie Lesage - Publié dans : Livres
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