Philosophie

Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 15:03

          "Il n'aime plus cette personne qu'il aimait il y a dix ans. Je crois bien : elle n'est plus la même, ni lui non plus. Il était jeune et elle aussi; elle est tout autre. Il l'aimerait peut-être encore, telle qu'elle était alors.
        Qu'est-ce que le moi ?
        Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non, car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non, car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on moi ?
        Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s'il n'est ni dans le corps, ni dans l'âme ? Et comment aimer le corps ou l'âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu'elles sont périssables ? Car aimerait-on la substance de l'âme d'une personne abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n'aime donc jamais personne, mais seulement des qualités.
        Qu'on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges ou des offices, car on n'aime personne que pour des qualités empruntées.
"
        Pensées (1670), fragments 123 et 323 dans l'édition L. Brunschvicg.

    Selon Pascal, ce n'est pas l'Autre dans son entier que l'on aime vraiment. L'« ego » d'autrui est quelque chose d'insaisissable. Ce que nous saisissons ce sont seulement des qualités, qui sont muables. Nous n'aimons donc que les qualités d'une personne, et non la personne elle-même. Pascal distingue l'amour temporel de l'amour atemporel. Aimer un être humain sera toujours temporel, et nous ne nous attacherons qu'aux qualités de la personne (beauté, générosité...). En revanche aimer Dieu est atemporel, cet amour-là est éternel et immuable.

Pascal ne critique pas du tout l'amour temporel, ce qu'il veut simplement nous faire comprendre c'est que cet amour n'est pas éternel, qu'il peut donc nous faire souffrir. Dans un sens, il essaye de nous mettre en garde.

La question que je me pose : est-il possible d'aimer réellement l'autre pour ce qu'il est vraiment ?

Pour Pascal la réponse est non. A mon avis, cela est possible en évitant de s'attacher à des qualités comme la beauté par exemple. Peut-être qu'aimer véritablement l'Autre, c'est savoir se détacher de lui, donner au présent, créer son amour au jour le jour... Mmm... intéressant...

Par Aurélie Lesage - Publié dans : Philosophie
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 14:02

   Je me souviens durant mes études de philosophie avoir eu comme sujet :
Les inégalités sont-elles nécessaires au bon fondement d'une société ?

Candide, et quelque peu idéaliste à l'époque, je pensais dur comme fer qu'elles n'étaient pas nécessaires. Pourquoi ne posséderions-nous pas tous les mêmes choses ? Pourquoi certains devraient souffrir plus que d'autres ? Mais à force d'y réfléchir, je me suis vite rendue compte, qu'il était impossible de fonder une société sans inégalité.
   Peut-être pouvons-nous essayer de donner les mêmes chances à tout le monde ? Et quel beau principe que celui de l'école publique ! Un lieu on l'on devrait donner les mêmes chances de réussites pour chaque enfant. Et quand je dis réussite, je ne parle pas de faire de nos petits chérubins de futurs ingénieurs, diplomates ou médecins, chacun a un chemin à suivre, et aucune voie n'est meilleure qu'une autre. Non, quand je parle de réussite, je considère qu'il est de notre devoir à tous de donner confiance à ceux qui ont perdu toute foi en eux, qu'il soit encore enfant, ou qu'il soit devenu adulte.
   La confiance en soi est la base de tout, elle nous rend plus serein, et nous fait accepter la personne que l'on est vraiment ; celui ou celle qui a confiance en lui, n'enviera pas autrui, il sera satisfait de vivre sa vie telle qu'elle est, ou si elle ne lui satisfait pas, il trouvera la force et les moyens de changer de vie, puisqu'il ne doutera plus de ses capacités.

   A mon sens la vraie égalité des chances n'existe pas, et n'existera jamais. En effet, le terme « égalité » implique une notion mathématique qui rend le concept absurde : par exemple nous n'aurons jamais tous le même salaire ; et dire que nous naissons tous égaux, je dirai oui en théorie, mais dans la pratique c'est totalement faux ! Il suffit d'ouvrir les yeux pour s'en rendre compte !
   En revanche ce qu'il nous est possible de faire, c'est de rendre les choses plus équitables, plus justes, en supprimant cette notion d'égalité, sachant comme je l'ai déjà démontré ci-dessus, que l'égalité entre les hommes est une illusion. Au contraire nous sommes tous différents, et l'idéal serait qu'on accepte nos différences qu'elles soient intellectuelles, morales, matérielles etc.
Pour cela, comme dit précédemment, redonner confiance aux gens est primordiale. Donner la main à celui qui doute afin de le guider, est nécessaire si nous voulons réellement éviter toute forme d'échec (échec scolaire, échec professionnel, échec d'une vie).

 

Par Aurélie Lesage - Publié dans : Philosophie
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