Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 19:17

Seule, allongée dans l'herbe fanée

Les rimes chantent les illusions,

Et enfin libres comme les saisons,

Elles illuminent des cieux drapés.

 

Nulle parure ne vient se pendre

À vos mensonges, à vos désirs

Que le Sacré soit un plaisir

Non une plaie réduit en cendre.

 

Et cueillir l'âme de la Beauté

Jusqu'au tréfonds de la laideur

Regarde en face, n'aie pas peur

Soigne tes yeux inconsolés.

 

L'œil du lynx pleure souvent

Des larmes roses orangées

Mille couleurs délavées

Font les nuances des torrents.

 

Sève des rimes affamées

C'est un breuvage savoureux

Si tout le Verbe est amoureux

Des vérités les plus cachées.

Par Aurélie Roseray - Publié dans : Mes poésies
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