Je viens d'achever la lecture de Noces et de l'été d'Albert Camus. J'ai souri en lisant le passage intitulé l'énigme, quand l'auteur explique qu'un écrivain n'écrit jamais sur
lui-même. Et comme il a raison ! Car même celui qui tente de faire son autobiographie mentira nécessairement, car les souvenirs mentent d'eux-mêmes ! Hé puis, ça me fait bien rire, va-t-on parler
de ses défauts ? Oh là là, l'écrivain qui veut écrire sur lui, embellira nécessairement son image. À la rigueur, j'aimerais lire un auteur qui se décrive comme étant une véritable
« saleté », un auteur qui se haïsse, mais là encore cet exercice de style risque fort de respirer le mensonge et la comédie !
Toujours est-il que j'ai souri, car quand des personnes me lisent elles s'imaginent toujours des tas de choses, où est la part de vrai où est la part de faux ? Hé bien, j'ai envie de leur répondre qu'aucune vérité n'est écrite. La vérité se ressent, se dit, se touche, se crée, mais ne reste jamais figée. L'écriture est mobile dans son interprétation et je trouve assez « jouissif » qu'on puisse interpréter un texte de plusieurs façons... Quant à savoir si je parle de faits réels ou non, quelle importance ?
Lorsque j'écris, même en usant du pronom personnel « je », je me mets dans la peau de quelqu'un d'autre et c'est parfois très difficile « moralement ». Je ressens tout. Pourquoi ? Comment ? Qu'importe, je ressens.
Là je travaille sur une autre idée de pièce de théâtre, je dois laisser mûrir. Et j'arrive à 60 pages sur mon roman, qui bien entendu devra être remanié. Je le sais ! J'écris trop vite. Je dois prendre mon temps. Mais je préfère laisser les mots sortir comme ils viennent et retravailler l'ensemble ensuite. Hé oui on apprend comme on peut !!!!!!!!!
Courant janvier j'aimerais écrire un article sur « Ainsi Parlait Zarathoustra » que j'ai relu avec beaucoup de plaisir et sur Alice au Pays des Merveilles que je suis en train de lire. Oui, en fait, j'ai l'intention de lire tous les livres classiques pour enfants... Car je n'en ai lu aucun. Petite, je ne lisais jamais. J'étais ailleurs, loin... dans la lune ? Peut-être.