Pour Platon les idées sont la vraie réalité, elles sont l'essence véritable des choses. Par conséquent, les idées sont atemporelles et ne sont pas sensibles au changement. Selon
Platon notre pensée n'est pas produite par l'expérience, c'est au contraire, la pensée qui influencera notre perception de l'expérience.
L'expérience sensible ne permet pas d'atteindre l'absolu des Idées. La notion que nous pouvons avoir des Idées serait présente grâce à ce que Platon appelle la réminiscence. D'après
Platon, notre âme perd à la naissance le souvenir clair des Idées.
Socrate disait : « je sais que je ne sais rien », il voulait surement entendre par là, que la Vérité ne résidait pas dans l'expérience, mais dans quelque chose qui allait
bien au-delà. C'est alors que Platon interprète « je sais que je ne sais rien » comme « je sais que j'ai oublié » la connaissance vraie qui, elle, n'existe qu'au niveau des
Idées.
L'idée ou la forme est une réalité invisible, elle est uniquement perçue par une intuition de l'esprit. C'est une essence immatérielle et éternelle. Elle est un schéma (archétype) de
la réalité.
Pour Platon, il existe donc des formes ou des archétypes, extérieurs à nous, mais qui servent de modèles aux objets du monde sensible. Ce sont les Formes qui constituent la réalité
de tout objet sensible. L'intelligibilité des Idées est issue d'une réalité qui va au-delà de l'être. Platon nomme cette réalité, le Bien, comparable au soleil. Le philosophe doit aspirer à ce
monde métaphysique, il doit s'efforcer de le contempler afin que sa double nature (esprit et corps) puisse y séjourner après la mort.
Bibliographie se rapportant au thème des Idées :
Timée
République (l'allégorie de la caverne)
Le Banquet




