Billets d'humeur

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 20:53

20091229Je viens d'achever la lecture de Noces et de l'été d'Albert Camus. J'ai souri en lisant le passage intitulé l'énigme, quand l'auteur explique qu'un écrivain n'écrit jamais sur lui-même. Et comme il a raison ! Car même celui qui tente de faire son autobiographie mentira nécessairement, car les souvenirs mentent d'eux-mêmes ! Hé puis, ça me fait bien rire, va-t-on parler de ses défauts ? Oh là là, l'écrivain qui veut écrire sur lui, embellira nécessairement son image. À la rigueur, j'aimerais lire un auteur qui se décrive comme étant une véritable « saleté », un auteur qui se haïsse, mais là encore cet exercice de style risque fort de respirer le mensonge et la comédie !

 

Toujours est-il que j'ai souri, car quand des personnes me lisent elles s'imaginent toujours des tas de choses, où est la part de vrai où est la part de faux ? Hé bien, j'ai envie de leur répondre qu'aucune vérité n'est écrite. La vérité se ressent, se dit, se touche, se crée, mais ne reste jamais figée. L'écriture est mobile dans son interprétation et je trouve assez « jouissif » qu'on puisse interpréter un texte de plusieurs façons... Quant à savoir si je parle de faits réels ou non, quelle importance ?

 

Lorsque j'écris, même en usant du pronom personnel « je », je me mets dans la peau de quelqu'un d'autre et c'est parfois très difficile « moralement ». Je ressens tout. Pourquoi ? Comment ? Qu'importe, je ressens.

 

Là je travaille sur une autre idée de pièce de théâtre, je dois laisser mûrir. Et j'arrive à 60 pages sur mon roman, qui bien entendu devra être remanié. Je le sais ! J'écris trop vite. Je dois prendre mon temps. Mais je préfère laisser les mots sortir comme ils viennent et retravailler l'ensemble ensuite. Hé oui on apprend comme on peut !!!!!!!!!

 

Courant janvier j'aimerais écrire un article sur « Ainsi Parlait Zarathoustra » que j'ai relu avec beaucoup de plaisir et sur Alice au Pays des Merveilles que je suis en train de lire. Oui, en fait, j'ai l'intention de lire tous les livres classiques pour enfants... Car je n'en ai lu aucun. Petite, je ne lisais jamais. J'étais ailleurs, loin... dans la lune ? Peut-être.

 

 

Par Aurélie Roseray - Publié dans : Billets d'humeur
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /2009 21:31
Le texte "Des yeux d'homme" a été écrit rapidement  et doit être amélioré. En fait, ce qui m'intéresse c'est l'idée qui en ressort. On m'a dit que mes mots mettaient mal à l'aise. C'est une très bonne chose ! Je ne cherche pas à me faire aimer ! Dans ce texte, je n'ai absolument pas voulu dire que les bourreaux étaient identiques aux victimes, non, j'ai simplement voulu dire qu'en assistant à une scène horrible, si l'on agit pas, alors on ne devient plus rien. On perd son identité. Le corps meurt car il n'agit plus ! Si le corps et l'esprit ne résistent pas aux agressions, ils se désagrègent ! Même quand ce n'est pas son propre corps qui est agressé. L'indifférence tue, comme on dit...

Cette idée me hante. Je dois travailler là-dessus, je le sens. Quelque-chose se construit dans mon esprit, c'est tout jeune... Mais je sens que je dois continuer dans ce sens.

Devons-nous avoir honte d'être des hommes ? La réponse est OUI, évidemment ! Et ce texte, tente de critiquer notre façon d'appréhender le monde. Par exemple, quand un bourreau d'enfant se retrouve en prison, on dit : il n'est pas humain, c'est un monstre ! Mais ouvrons nos yeux d'humain ! Nous réaliserons que le mot homme ( ou femme, je précise pour qu'il n'y ait pas de malentendu) est synonyme de monstre !

La question est pourquoi l'homme est devenu un monstre ? Là est la véritable question qu'il faut se poser. Nous sommes tous humains... des Hitler et des Staline nous font regretter d'être des hommes. OK ! Mais peut-être que pour éviter de se laisser berner à nouveau par ce genre de dictateur, il faudrait juste changer notre regard ! Se dire que SEULES nos ACTIONS déterminent la personne que l'on EST réellement ! D'ailleurs l'origine latine du mot « réel » (res) signifiant « chose », nous éclaire, on parle du CONCRET !


Et l'ACTION se VIT au présent pour un meilleur futur ! Mais ça à la rigueur, le futur il ne faut pas y penser, car l'espérance peut nous rendre égoïstes. Oui toutes ses idées émergent doucement dans mon esprit. Je dois les travailler, les mûrir... et créer.
Par Aurélie Roseray - Publié dans : Billets d'humeur
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